Dans un article de 22/11/2006, l'avocat Francis Szpiner et le procureur Eric de Montgolfier opposent leurs points de vue.
Mon avis personnel est de laisser le libre choix à chacun, quelque soit sa profession, son engagement, de dévoiler ou non ce qui, à mes yeux, appartient à l’intime.
Faut-il révéler sa religion, avouer être athée, ses tendances sexuelles, ses appartenances (ou non) politiques, son salaire (si on en a un), son appartenance communautaire (si on en a une) son origine sociale, ethnique, la couleur de la peau (lorsque l’on correspond dans le virtuel)…
Pour moi, il n’y a qu’un seul principe qui doit prévaloir, celui de la liberté individuelle, qui dans nos démocraties s’arrête là ou elle empiète sur la liberté d’autrui. Et dans le cas présent, je ne vois pas en quoi cela affecte la liberté de l’autre que de ne pas avoir accès à ces informations !
Je vois plutôt le risque se profiler dans le cas contraire. Par exemple, si un citoyen sais qu’un juge n’a pas les mêmes convictions et engagements (quels qu’ils soient) que lui, alors il pourra avoir un doute quant à l’impartialité du jugement et alors tout faire pour révoquer ce juge. Avec aussi le risque de tomber dans le communautarisme…
François